Cyril Fakiri Photographies

Nouveau - New: Periph de nuit

Pour la ville de Paris, 2007 aura été une année historique en terme de nombre de tués sur la route. Si le nombre d'accidents corporels dans la capitale continue d'augmenter (+8% entre 2006 et 2007), le nombre de tués lié aux accidents de la route est passé quant à lui de 58 à 37 entre 2006 et 2007. Piétons et utilisateurs de deux roues motorisés constituent les deux catégories de victimes les plus importantes avec 84% des tués. En 2007, près de 30% des accidents mortels, ou corporels graves - c'est à dire ceux dont les victimes ont dû être hospitalisées plus de 24h - ont été compliqués d'alcoolémie.

Avec environ 1,2 million d'usagers chaque jours, le périphérique est de loin l'axe routier le plus important de la capitale. Il n'a pourtant totalisé qu'environ 10% des accidents corporels enregistrés en 2007 et seulement 5,4% des accidents mortels, soit 2 tués en 2007. De moins en moins de morts sur le périphérique mais toujours autant d'accidents corporels depuis 2001. La répression, avec par exemple l'installation de 8 radars fixes dès 2005, à permis de considérablement changer la donne pour ce qui concerne les excès de vitesse. Ceci a indéniablement contribué à sauver des vies, particulièrement la nuit lorsque la circulation y est plus fluide. Mais d'un autre côté la prévention reste un élément clé pour lutter contre la délinquance routière.

Pour mener ce combat, une équipe d'environ 200 personnes, la compagnie du périphérique, est en charge d'assurer la sécurité et de protéger les personnes victimes d'accidents. Même si ses véhicules ne portent plus l'inscription "Police Secours", c'est pourtant bien cela leur mission principale. La sécurisation de la voie de circulation la plus importante d'Europe, doit se faire coûte que coûte et parfois au risque de leur propre sécurité. D'autant plus la nuit, lorsqu'il est plus difficile d'intervenir pour éviter les sur-accidents, et où, en plus de la vitesse et de la multiplication des comportements à risques, l'alcool devient une facteur important à l'origine de nombreux accidents.

  
La nuit, deux équipages de 3 agents composent l'essentiel des forces d'intervention sur le périphérique. Dès lors qu'une alerte est lancée, le véhicule de Police concerné doit se rendre aussi vite que possible sur les lieux.
  
Sécuriser une zone d'accident et protèger les victimes est la première mission des agents de la compagnie du périphérique à leur arrivée sur les lieux.
     
  
Même s'ils sont impressionnants, les accidents avec véhicule sur le toit sont rarement graves.
  
Prise en charge d'un accidenté. Croix Rouge, Sécurité Civile et Pompiers se partagent les interventions en fonction de la gravité des accidents et de la disponibilité de chacun.
  
Les premiers soins sont dispensés directement sur les lieux de l'accident. Si l'état des victimes le permet, leur témoignage est récupéré par un agent de police pour documenter son rapport et ainsi faciliter la reconstitution de l'accident.
     
  
Prise en charge d'un accidenté par les Pompiers de Paris.
  
15 novembre, 3h00, hôpital Saintt Antoine. Un prélèvement sanguin à été demandé par la Police sur le conducteur d'un véhicule accidenté. Procèdure réglementaire pour obtenir un taux précis après constation d'alcoolémie positive à l'éthylotest.
  
10 novembre, 0h40 porte de Passy. Un piéton est signalé puis retrouvé entrain de marcher avec sa valise sur le périphérique. Patient d'un établissement de santé en province, ses parents avaient signalé sa disparition 36 heures plus tôt alors qu'il était censé venir chez eux.
     
  
Se rendre le plus vite possible sur les lieux d'un incident est la première des priorités. De nuit, la voie est libre et propice à bien des excès de la part des automobilistes.
  
16 novembre, 0h30, porte d'Auteuil.
  
16 novembre, porte d'Auteuil. Un véhicule percute cette Clio noire. Quelques minutes plus tard, un troisième véhicule vient une nouvelle fois la percuter alors qu'elle est a l'arrêt sur la file de gauche. Les chauffeurs des 2 véhicules en tort seront contrôlés en alcoolémie positive : 0,43 et 0,53 g/l.
     
  
Toutes les constations, les mesures et les témoignages sont recueillis sur place. Ils serviront ensuite à la constitution du rapport de Police.
  
16 novembre, porte d'Auteuil. Des agents tentent de reconstituer le déroulement de l'accident.
  
11 novembre, 0h45. Verbalisation d'un automobiliste responsbale d'un accident avec une ambulance vide.
     
  
Après avoir sécurisé les lieux, les forces de Polices doivent recueillir un maximum de données.
  
La Propreté de Paris, toujours sous la protection de la Police,  est en charge de nettoyer la chaussée avant que la circulation reprenne. Le danger vient principalement des véhicules qui circulent sur les voies restées ouvertes.
  
10 novembre. Un homme marche, sous la pluie, sur le terre-plein central, situé entre les deux sens de circulation du périphérique. L'arrêt d cars de Police sur la file de gauche pour récupérer ce piéton est un manoeuvre extrèmement risquée car elle peut surprendre les véhicules arrivant derrière et mettre tout le monde en danger.
     
  
Extraction du piéton, moins d'une minute. Sorti d'un séjour en hôpital psychiatrique le jour même, il sera déposé dans Paris, à l'ecart du Périphérique.
  
Située quai d'Ivry, la salle de transmissions, appellée "TN Périphérique" centralise les appels en direction de la compagnie du Périphérique. C'est d'ici que sont gérées toutes les interventions.
  
14 novembre, 4h20, porte de Clichy. Un véhicule se retrouve à contre sens après que son conducteur en ait perdu le contrôle. Le passager, ici à droite, s'en sort indemne.
     
  
En amont d'une scène d'accident, l'objectif est de faire ralentir, ou de déporter d'un côté ou de l'autre de la chaussée, les véhicules qui arrivent. Et cela pendant toute la durée de l'intervention des secours. Ainsi, le "bâtonnage" avec de lourdes mais indispensables Maglites, peut durer plusieurs heures.
  
Choqué, le conducteur sera pris en charge par une équipe de la Croix Rouge Française.Cette fois-ci, l'état de la victime ne permettra pas à la Police de l'interroger sur les circonstances de l'accident. Mais le passager sera entendu.
  
Toutes les précautions sont prises pour immobiliser et stabiliser l'état de la personne accidentée en vue de son transfert à l'hôpital. Une alcoolémie positive étant soupçonnée, les Policiers doivent accompagner la victime à l'hôpital pour demander qu'un prélèvement sanguin soit effectué.
     
  
Stabilisation du chauffeur accidenté peu avant son départ pour l'hôpital.
  
Direction les urgences de Bichat pour une consultation par un médecin et pour le prélèvement sanguin demandé par la Police.
  
14 novembre, 5h39. La victimes est prise en charge aux urgences de Bichat. La Police n'étant pas prioritaire l'attente de prise en charge aux urgences c'est autant de temps que les agents ne passent pas à leur mission première qui est d'intervenir sur le Périphérique.
     
  
14 novembre 2008, service des urgences de Bichat. Tant que le prélèvement sanguin n'a pas été effectué, un agent de Police suit le conducteur présumé alcoolisé. L'attente peut aller de quelques minutes à plusieurs heures.
  
14 novembre, 6h40 - De longues minutes, et parfois plusieurs heures d'attentes, peuvent être nécessaires pour récupérer les prélèvements sanguins. Prélèvements que peuvent refuser de pratiquer les médecins. Ici, la prise sera finalement effectuée 2h20 après la constatation de l'accident par la Police. Elle révèlera que le chauffeur, seule victime de cet accident, avait une alcoolémie de 2,50 g/l de sang. Il s'en sortira avec un simple traumatisme crânien.