Cyril Fakiri Photographies

Reportages - Stories: Cassage de CPE

Sous la pression de la rue, le gouvernement de Dominique de Villepin a dû mettre fin à la crise du CPE, trois mois après le début de la protestation.

L’évacuation par les forces de l’ordre de la Sorbonne, occupée par environ 200 étudiants, dans la nuit du 10 au 11 mars 2006, marquera le début d’un mois de lutte acharnée, ponctuée par de violents affrontements. A Paris, extrême-gauche, anarchistes ou simples étudiants vont harceler CRS et gendarmes mobiles, exprimant ainsi leur opposition au pouvoir.

Médiatisation aidant, il seront bientôt relayés par des groupes de casseurs, plus enclin à détruire et agresser ou à casser du flic, qu’à protester contre le CPE.

Paradoxalement, ce durcissement aura fait le jeu de Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur qui, au sein du gouvernement, sort grand vainqueur de cette crise.

Le bilan « judiciaire » de ces événements se chiffre à une quarantaine de peines de prison fermes, soit environ une pour cent personnes interpellées.

Jeudi 23 mars 2006. Des étudiants manifestent entre la place d'Italie et les Invalides pour protester contre le CPE.
  
Jeudi 23 mars 2006. Manifestants anti-CPE descendant l'avenue des Gobelins.
  
Mardi 28 mars 2006. A Paris, des manifestants anti-CPE font un sitting place de la République.
     
  
Mardi 28 mars 2006. Place de la République, anarchistes et extrémistes de gauche se sont rassemblés pour protester contre le CPE. Ils Ils font face aux forces de l'ordre et seront bientôt rejoints par des casseurs.
  
Mardi 28 mars 2006. Compte tenu des événements des jours précedents, notamment aux Invalides le 23 mars, CRS et gendarmes mobiles sont déployés en nombre.
  
Samedi 18 mars 2006. A l'issue de la grande manifestation nationale contre le CPE qui s'est achevée à la Nation, des heurts opposeront forces de l'ordre et manifestants pendant plusieurs heures. Le syndicaliste Cyril Ferez sera grièvement blessé lors de ces affrontements et restera près de 3 semaines dans le coma.
     
  
Jeudi 23 mars 2006. Affrontements aux Invalides, entre les forces de l'ordre casseurs.
  
Samedi 18 mars 2006. Les forces de l'ordre tentent, tant bien que mal, de contenir les casseurs places de la Nation.
  
Mardi 28 mars 2006. Place de la République à Paris alors que manifestants, casseurs et forces de l'ordre s'affrontent sur la place. Touristes et simples passants se réfugient dans le métro.
     
  
Samedi 18 mars 2006. Interpellation place de la Nation d'un jeune casseur par les Gendarmes Mobiles.
  
Samedi 18 mars 2006. Place de la Nation, les pompiers, en renfort des CRS et gendarmes, interviendront à de nombreuses reprises.
  
Jeudi 23 mars 2006. De nombreux casseurs, un temps mélangés aux manifestants anti-CPE, se sont regroupés sur l'esplanade des invalides. Des dizaines de véhicules seront brûlés ou détruits.
     
  
Jeudi 23 mars 2006. Les journalistes ont sorti les casques pour se protéger des nombreux projectiles lancés contre les forces de l'ordre par les casseurs.
  
Samedi 18 mars 2006. Un gendarme mobile place de la Nation lors d'affrontements avec les casseurs.
  
Samedi 18 mars. A la nuit tombée, seuls quelques casseurs sont toujours présents place de la Nation. Ils seront poursuivi jusque tard dans la soirée par les forces de l'ordre.
     
  
Samedi 18 mars. Les forces de l'odre commencent à investir la place de la Nation.
  
Samedi 18 mars. Interpellation musclée d'un casseur place de la Nation.
  
Samedi 18 mars. Les forces de l'ordre poursuivent les casseurs qui tentent de s'enfuir par l'avenue du Trône. Seuls quelques uns seront arrêtés.
     
  
Samedi 18 mars. Malgré un équipement renforcé, on dénombrera un certain nombre de blessés dans les rangs des policiers et des gendarmes mobiles. Le danger provenant le plus souvent des airs : bouteilles en verre, pavés ou morceaux de ferraille provenant du mobilier urbain.
  
Mardi 28 mars 2006. Evacuation d'un CRS blessé lors d'affrontements place de la République.
  
Mardi 28 mars 2006. Les forces de l'ordre finissent de sécuriser la place de la République après les violents affrontements de la journée.
     
  
Mardi 28 mars 2006. Nicolas Sarkozy alors Ministre de l'Intérieur, fait acte de présence place de la république et félicite les représentants de forces de l'ordre devant un parterre de journalistes.
  
16 mars 2006. Extrémistes et anarchistes s'en prennent aux forces de l'ordre à la  Sorbonne. Ils en profiteront pour casser vitrines et voitures dans les rues adjacentes.